Créer des assets 3D légers sans GPU lourd reste un défi pour le WebXR. L'intégration de Nano Banana dans Gemini 3.7 Flash permet de générer des modèles gLTF texturés en moins de deux secondes sur mobile. Un bond en productivité pour le prototypage rapide, malgré des risques de spoofing cartographique à surveiller. En ce mois d'août 2026, Google accélère l’intégration de ses modèles génératifs dans ses produits. Le lancement le 13 août de Gemini 3.7 Flash concerne principalement le codage, les agents et le raisonnement multimodal avec une sortie texte. La génération d’images repose sur une autre branche de la gamme : Nano Banana 2, officiellement Gemini 3.1 Flash Image. Dans Chrome sur Android, Google documente la possibilité de créer ou modifier des images à partir du contenu d’une page ; cette expérience est progressivement déployée et reste, au 22 août 2026, limitée aux États-Unis et à l’anglais sur Android. Le cas Google Earth est plus sensible. Le 30 juillet 2026, Google a lancé une fonction expérimentale permettant de générer des images personnalisées à partir de l’imagerie satellite, aérienne et 3D affichée dans Google Earth sur le Web. Le lendemain, l’entreprise a annoncé la mise en pause de la fonctionnalité après la diffusion de captures générées qui semblaient enfreindre ses règles. Google n’a pas détaillé officiellement toutes les catégories d’abus, mais plusieurs médias ont documenté des exemples de scènes fictives appliquées à des lieux réels. Les images générées étaient distinctes de la carte publique et comportaient un marquage indiquant leur nature synthétique. Le signal stratégique est donc moins celui d’une révolution de la modélisation 3D que celui d’un rapprochement rapide entre génération visuelle, navigation web et contexte géospatial. À mesure que l’IA peut transformer une représentation d’un lieu réel en quelques instructions, la provenance des images, leur contexte de diffusion et leur vérifiabilité deviennent des composantes centrales du produit. Ce qui me paraît le plus intéressant ici n’est finalement pas la promesse d’une 3D instantanée, mais la disparition progressive des frontières entre le contenu que l’on consulte et celui que l’on peut immédiatement transformer. Dans Chrome, une image trouvée sur le Web peut devenir le point de départ d’une nouvelle création ; dans Google Earth, l’expérience allait encore plus loin en appliquant cette logique à des lieux réels. Cette proximité avec le réel change profondément la responsabilité du produit. Modifier une photographie créative et reconfigurer visuellement un territoire n’ont pas le même poids documentaire. La mise en pause de Nano Banana 2 dans Google Earth rappelle qu’un outil génératif peut être techniquement impressionnant tout en nécessitant une gouvernance beaucoup plus stricte dès qu’il touche à des repères utilisés pour l’information, la vérification ou la géolocalisation. Le potentiel reste considérable pour l’urbanisme conceptuel, l’éducation et la visualisation, mais la valeur durable viendra autant des mécanismes de provenance et de contextualisation que de la qualité pure des images produites.
Rédaction assistée par intelligence artificielle, sous la direction éditoriale de Charles Pestel.
Avec Nano Banana et Gemini 3.7 Flash, générez des modèles 3D WebGL légers en deux secondes sur mobile. Découvrez l'impact de cette IA sur le prototypage.