Face à la prolifération des fuites de données exploitées par l'OSINT offensif, Serus AI déploie des agents autonomes pour purger l'empreinte numérique des dirigeants. En automatisant l'effacement auprès des data brokers, l'outil réduit de 75% le risque de spear-phishing sans surcharge pour les RSSI. L'OSINT (Open Source Intelligence) et les outils de collecte automatisée rendent plus simple l'agrégation d'informations publiques, de données de brokers et d'éléments issus de fuites. Pour une organisation, cette exposition peut faciliter le spear-phishing, l'usurpation d'identité, le doxxing ou d'autres formes d'ingénierie sociale. L'enjeu n'est donc plus seulement de détecter les informations accessibles, mais aussi de réduire celles qui peuvent légitimement être retirées. Serus a présenté publiquement sa plateforme le 1er mars 2026, puis annoncé avoir dépassé 300 000 utilisateurs inscrits le 24 août avant de révéler sa première levée de fonds le 9 septembre 2026, sans en publier le montant ni les investisseurs dans son annonce officielle. Son angle diffère de celui de solutions comme Tenable et ses outils d'Exposure Management : Serus se concentre sur l'exposition des données personnelles, leur surveillance et les demandes de retrait, plutôt que sur la gestion générale des vulnérabilités et actifs techniques. En automatisant la découverte, le suivi et une partie des demandes de retrait, Serus pousse une approche plus opérationnelle de la protection de l'identité numérique. L'objectif est de traiter en continu les expositions qui peuvent être supprimées ou révoquées, tout en surveillant celles qui ne peuvent pas l'être directement, notamment certaines données issues de fuites. L'avènement d'outils comme Serus AI illustre un changement profond de philosophie dans notre rapport à la trace numérique. Nous ne sommes plus dans l'ère de la gestion du consentement, mais dans celle de la guerre asymétrique de l'attention et de la donnée. Cette logique de remédiation automatisée s'inscrit dans une tendance plus large de cybersécurité agentique, illustrée par des outils avancés comme OpenAI Daybreak et sa cybersécurité sans censure . À mesure que les LLM et les agents d'intelligence économique se perfectionnent, réduire la quantité de données personnelles facilement corrélables devient un levier supplémentaire de défense pour les entreprises. Observer la course entre collecteurs de données et outils de remédiation conduit à une conclusion plus mesurée : l'identité numérique est devenue un flux dynamique qu'il faut surveiller et gouverner en continu. Serus AI applique cette logique avec une automatisation poussée, mais son efficacité dépend nécessairement des sources couvertes, des droits applicables et de la coopération des détenteurs de données. Il y a une ironie réelle à devoir mobiliser des agents automatisés pour réduire les traces produites par d'autres systèmes de collecte. Le futur le plus crédible n'est toutefois pas celui d'une disparition totale de l'identité en ligne, mais d'un rapport de force plus outillé : découverte rapide, retrait lorsque c'est juridiquement et techniquement possible, surveillance lorsque cela ne l'est pas, et gouvernance explicite de ce qui doit rester public.
Chargement de KingLand…
Serus AI : l'effacement automatisé des données de dirigeants